PORTRAIT DU MINISTRE RIGOBERT ROGER ANDELY

Rigobert Roger Andely, né le 7 juin 1953 à Mossaka, dans le département de la Cuvette au Congo-Brazzaville, est un universitaire spécialiste des questions monétaires et bancaires, banquier central de profession et homme d'État congolais.

 

Il a été respectivement vice-gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale (de 1998 à 2002, puis de 2005 à 2010), Ministre de l'Économie, des Finances et du Budget du Congo-Brazzaville (2002-2005), président du conseil d'administration de la Banque sino-congolaise pour l'Afrique (BSCA) (de 2015 à 2021) et président du conseil de régulation de l'Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) (2011-2021).

 

Il occupe actuellement la fonction de Ministre des finances, du budget et du portefeuille public au Congo-Brazzaville.

 

 

Il a effectué ses études primaires d'abord à Pikounda et Mokéko (Sangha) et ensuite à Lébango, Etoumbi et Mbomo (Cuvette-Ouest); puis ses études secondaires au collège de Boundji (Cuvette) et au lycée technique d'État à Brazzaville, d’où il obtient le baccalauréat de techniques commerciales de gestion en 1973.

 

Admis à l'université de Brazzaville en 1973, il en sort avec la maîtrise de sciences économiques en 1977 (lauréat de la promotion).

 

Après ses études en sciences économiques à l’université de Clermont-Ferrand (France), sanctionnées en 1978 par un diplôme d'études approfondies (DEA) en économie monétaire et financière et premier de sa promotion, il est recruté à Paris puis admis au Centre de formation des cadres supérieurs de la BEAC (Banque des États de l'Afrique centrale) à Yaoundé (Cameroun) et sort major de la première promotion de ce Centre en Octobre 1979. Affecté au siège de la BEAC à Yaoundé (Cameroun), il prend la tête du service des statistiques et analyses monétaires.

 

Détaché au Fonds monétaire international à Washington (États-Unis) en juillet 1987, il exerce les fonctions de Desk Economist pour le Bénin, et d'économiste suppléant pour la Côte-d’Ivoire et le Togo. Parallèlement, il poursuit la rédaction de sa thèse de doctorat d'État ès sciences économiques sur le thème « Stratégie monétaire et financière néo-libérale de développement – Application à l’Afrique sub-saharienne » ; thèse qu’il soutiendra avec succès en 1988 à l’université de Clermont-Ferrand avec la mention « très honorable ».

 

En regagnant le siège de la BEAC à Yaoundé (Cameroun) en 1990, il est nommé directeur adjoint de la recherche et de la prévision et s'illustre en lançant les quatre grandes réformes monétaires qui marquent jusqu'alors le fonctionnement de la BEAC :

 

  • la programmation monétaire qui permet d’inscrire l’action de la Banque centrale dans un cadre macro-économique préalablement évalué ;
  • la politique monétaire rénovée et basée sur les instruments indirects ;
  • le marché monétaire en lieu et place des avances aux banques ;
  • les premières études du marché financier de l'Afrique centrale (BVMAC).

En 1998, il poursuit son ascension au sein de l’Institut d'émission et est nommé vice-gouverneur à 45 ans, poste qu'il occupera jusqu'à sa nomination en août 2002 comme ministre de l'Économie, des Finances et du Budget de la République du Congo. On lui doit notamment les premiers clubs de Paris et de Londres en 2004 qui ont permis au Congo, pays à l’époque le plus endetté par tête d’habitant au monde, de réduire considérablement sa dette envers ses créanciers bilatéraux et multilatéraux. Son passage au ministère des Finances a permis également le paiement des arriérés de salaires dus aux fonctionnaires, le remboursement de la dette intérieure, le bouclage du financement du barrage hydroélectrique d’Imboulou, la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance et le redémarrage de la croissance économique du Congo.

 

En février 2005, il repart à la Banque centrale et retrouve son poste de vice-gouverneur; poste qu’il quittera à nouveau en 2010 à la suite d’une décision des chefs d'États de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) liée au mauvais placement des fonds auprès de la Société générale. Non impliqué dans ce placement, il est nommé comme président du Conseil de régulation de l'ARMP (Autorité de Régulation des Marchés publics) en 2011 par le président de la République du Congo et recruté en 2013 par le Fonds monétaire international comme conseiller consultatif pour l'Afrique au sein du groupe AGSA(Advisory Group for Sub-saharan Africa).

 

 

Parallèlement, il co-préside en 2014 le groupe de travail sino-congolais chargé de mettre en place la Banque Sino-Congolaise pour l'Afrique (BSCA.Bank) qui est totalement opérationnelle depuis le 1er juillet 2015 à Brazzaville. Il assure actuellement la présidence du conseil d'administration de cette grande banque commerciale qu’il a aidée à créer.

 

En récompense pour ses actions en faveur de l’Afrique, il a été promu dans les ordres du Mérite de quatre pays :

 

  • ordre national du Mérite de la République gabonaise
  • ordre du Mérite ivoirien
  • ordre du Mérite de la République de Guinée Equatoriale
  • ordre du Mérite congolais (grand-officier)

 

Conférencier au Centre d'études et de recherches en développement international (CERDI) à Clermont-Ferrand, en France, Rigobert Roger Andely a également publié plusieurs articles, en français et en anglais notamment dans le bulletin Études et statistiques de la BEAC, portant sur les questions économiques, monétaires et bancaires. Il est aussi membre du comité d'orientation stratégique de la FERDI (Fondation d'études et de recherche en développement international).

 

Il écrit et parle couramment le français et l'anglais.

 

Marié et père de 10 enfants, Rigobert Roger Andely a une passion pour la nature, l'histoire, la musique congolaise et la musique country.