EDITORIAL DU MINISTRE CALIXTE NGANONGO

2019, année des réformes !

 

Avec la chute du prix du baril de pétrole à partir de 2014, les Etats producteurs d’or noir ont opté d’asseoir leurs économies sur les ressources dites stables, c’est-à-dire celles qui sont moins exposées aux chocs exogènes.

Je suis personnellement convaincu, et je le crois, dur comme fer, que pour mieux collecter et mieux sécuriser les recettes fiscales et douanières, il faut absolument passer par l’interconnexion immédiate de toutes les régies financières, afin qu’elles dialoguent entre elles. 

L’informatisation de ces régies, me semble-il, est une opération vertueuse.  Elle aura le double avantage de donner la possibilité de traçage de toutes les transactions aussi bien dans la chaîne des recettes que dans celle des dépenses. 

Pour cette raison, au cours de cette année 2019, nous allons accélérer les réformes en commençant par le ministère lui-même. Il s’agit, en d’autres termes, d’aboutir inévitablement à l’actualisation du cadre juridique des directions générales, avec l’adoption de nouveaux organigrammes adaptés à l’esprit desdites réformes.

 A l’évidence, ces réformes vont permettre le règlement de certains conflits de compétence et des doubles emplois, qui plombent le bon fonctionnement du ministère. 

A l’observation, nous avons, par exemple, constaté que certains services, qui pourtant, au départ, étaient de simples caisses du Trésor public, deviennent, aujourd’hui, des mastodontes, avec des effectifs pléthoriques et des charges fixes surdimensionnées. Ces mastodontes ne survivent aujourd’hui que grâce aux subventions de l’Etat. 

Par ailleurs, pour donner le maximum de chance de réussite aux réformes, il est impérieux de former les cadres pour adapter leur profil aux nouvelles exigences. 

                                                                          Calixte NGANONGO